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IME-Kimpese : dégâts importants après une pluie diluvienne
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IME-Kimpese : dégâts importants après une pluie diluvienne

Kimpese, 8 janvier 2026.– Une pluie diluvienne accompagnée de vents violents a causé d'importants dégâts matériels mercredi à Kimpese. Heureusement, aucun décès n'a été enregistré, mais les dégâts sont considérables. La tempête a arraché les tôles du pavillon chirurgie du dispensaire de l'hôpital général de référence de l'Institut Médical Évangélique (IME), endommagé plusieurs maisons d'habitation, infrastructures scolaires et publiques, et provoqué l'effondrement de toilettes. Des poteaux électriques et arbres ont été renversés, tandis que plusieurs avenues et parcelles ont été inondées. Face à cette situation préoccupante, la population de Kimpese a lancé un appel pressant aux autorités locales et provinciales pour une intervention urgente en vue de soutenir les familles sinistrées, l'hôpital et le personnel de Institut Médical Evangélique de Kimpese.

Ouverture de l'Année Académique 2025-2026 à l'Institut Supérieur des Techniques Médicales ISTM Kimpese
Éducation

Ouverture de l'Année Académique 2025-2026 à l'Institut Supérieur des Techniques Médicales ISTM Kimpese

L'Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Kimpese, département de l'IME-Kimpese, a procédé à l'ouverture de son année académique 2025-2026. L'événement s'est déroulé le mercredi 22 Octobre 2025. Vision et Hommage L'année académique 2025-2026 est qualifiée de celle des « grands défis ». L'ouverture a été faite par Madame la Ministre de l'Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovations, son Excellence Prof. Dr SOMBO AYANNE MUKUNA Marie-Thérèse sur toute l'étendue de la République. Le discours a rendu hommage à Madame la Ministre pour ses nombreux sacrifices et son engagement à matérialiser la vision du Chef de l'État, Son Excellence Monsieur Felix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Grand Chancelier des Universités, visant un « État fort, uni et prospère » pour la RDC. Bilan et Objectifs L'année académique précédente, 2024-2025, a été jugée satisfaisante malgré les difficultés, notamment l'enseignement et l'organisation de quatre sessions d'examens. Le succès a été attribué à la communauté de l'ISTM qui s'est donnée « corps et âme ». Appels à la Communauté de l'ISTM-Kimpese Le discours a lancé des appels spécifiques aux différents corps de l'Institut : • Aux corps scientifiques et académiques : Ils sont invités à s'interroger sur leur rôle face à la « perte des repères scientifiques » des apprenants, à être des modèles d'identification, et à les entretenir en toute responsabilité comme des « vases d'argile qui serviront demain ». Un rappel est fait sur la responsabilité de l'éducateur dans le « tableau sombre que présentent nos espérés remplaçants de demain ». • Au Personnel administratif, technique et ouvrier : Le défi à relever est celui d'un « travail en chaîne » nécessitant d'être à son poste et de faire soigneusement le travail au moment indiqué. L'attachement partisan ou la déstabilisation de la cohésion sont considérés comme une « faute lourde qui mérite sanction ». • Aux étudiants : Ils sont félicités pour leur inscription et encouragés à l'assiduité aux activités pédagogiques. Il est rappelé que « l'ordre et la discipline sont d'or ». Hommage au Pionnier-Bâtisseur Une gratitude particulière a été exprimée au Professeur Dr Charles MBALA LHEMBA, Directeur Général et Représentant Légal de l'Institut Médical Evangélique de Kimpese, salué comme le Pionnier-Bâtisseur de cet Institut. Son effigie (buste) est située à l'entrée du site. Consulter le site web de l'ISTM-Kimpese : https://istm-kimpese.net/

Clôture de l'Année Académique 2024-2025 à l'ISTM Kimpese : 161 nouveaux techniciens
Éducation

Clôture de l'Année Académique 2024-2025 à l'ISTM Kimpese : 161 nouveaux techniciens

L'Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Kimpese a procédé le samedi 6 septembre 2025 à la collation des grades académiques et à la clôture officielle de l'année académique 2024-2025. Malgré les défis socio-économiques, l'année s'est déroulée normalement, respectant toutes les étapes du calendrier académique. L'année avait été ouverte le 28 octobre 2024 par la Ministre de l'Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovations, Son Excellence Prof. Dr. SOMBO AYANNE MUKUNA Marie-Thérèse. Le rapport académique présenté lors de la cérémonie a mis en lumière les progrès réalisés, notamment dans les domaines suivants : Formation et Recherche • Onze classes ont fonctionné, assurant la totalité des enseignements théoriques et pratiques. • Plusieurs articles ont été publiés ou acceptés pour publication dans des revues scientifiques. • Neuf membres du personnel (huit Chefs de Travaux et un Assistant) poursuivent leur formation de troisième cycle (Doctorat) à l'Université de Kinshasa, l'ISTM Kinshasa et l'ISP Gombe. L'ISTM Kimpese a souligné l'importance de ses partenariats, notamment avec l'ONG SANRU Asbl et CEFA Monkole. Le projet Bomoyi II de SANRU Asbl a permis la formation et la reconversion de 25 infirmiers gradués en Sages-femmes sur une période de 18 mois, renforçant ainsi la lutte contre la mortalité fœto-maternelle. L'appui de SANRU Asbl a également contribué à la réalisation de nouvelles infrastructures. S'adressant aux nouveaux lauréats, les autorités académiques leur ont rappelé leur rôle d'« Ambassadeurs » de l'ISTM Kimpese. Elles les ont encouragés à « faire briller le flambeau de la compétence », à travailler en toute conscience, et à observer l'éthique et la déontologie apprises, afin d'honorer l'Éternel. Consulter le site web de l'ISTM-Kimpese : https://istm-kimpese.net/

Inauguration de l'usine d'oxygène médicale à l'IME-Kimpese
Santé

Inauguration de l'usine d'oxygène médicale à l'IME-Kimpese

La première usine de production d'oxygène, inaugurée à l'Institut Médical Evangélique de Kimpese (Kimpese, Kongo-Central), le 27 novembre 2023. Une usine de production d'oxygène médicale a été inaugurée, lundi 27 novembre, dans l'enceinte de l'Hôpital général de référence de l'Institut médical évangélique de Kimpese, (IME) (Kongo-Central). Cette première usine d'oxygène au Kongo-Central est le fruit du partenariat entre le ministère national de la Santé publique et l'organisation américaine Clinton Health access initiative (CHAI) et l'UNITAID. Dr Symphonie Dimfumu Muana Mundele du CHAI a indiqué que l'implantation de cette usine, est une matérialisation de la couverture santé universelle, initiée par le chef de l'État, pour rendre l'oxygène disponible et accessible au pays. Cette usine d'une capacité de production journalière de 50 litres a remédié à la pénurie de l'oxygénothérapie au Kongo-Central. Elle pourra desservir tous les établissements des soins tant publics que privés de Kimpese et ses environs. Selon Dr Symphonie Dimfumu, cette usine contribue à la promotion de la qualité de l'offre de soins et des services dans différentes formations médicales du Kongo central. Il a souhaité que cette entreprise soit gérée de manière responsable : « Je souhaite donc que cette usine soit gérée avec beaucoup d'efficience et de responsabilité et que chaque utilisateur se rende compte de l'avantage de la province. Et, je voulais ici rappeler que cette qualité d'infrastructure n'est pas disponible même à Kinshasa dans tous les hôpitaux. Donc c'est un outil majeur ». Par ailleurs, l'enquête menée en 2018 par l'Ecole de santé publique de Kinshasa a démontré que seulement 6% d'établissements de soins disposaient d'oxygène médical en RDC. Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=QCB7eV5OItY

Première usine de production d'oxygène inaugurée à l'IME-Kimpese
Santé

Première usine de production d'oxygène inaugurée à l'IME-Kimpese

Une usine de production d'oxygène médicale a été inaugurée le 27 novembre 2023 dans l'enceinte de l'Hôpital Général de Référence de l'IME-Kimpese. Fruit d'un partenariat entre le Ministère de la Santé, CHAI et UNITAID, elle vise à améliorer l'accès à l'oxygène médical dans la région. Dr Symphonie Dimfumu Muana Mundele (CHAI) a souligné que l'initiative concrétise la vision de couverture santé universelle du pays.

En République démocratique du Congo, L'Hôpital Général de Référence de Kimpese traque l'ulcère de Buruli
Santé

En République démocratique du Congo, L'Hôpital Général de Référence de Kimpese traque l'ulcère de Buruli

Kinshasa – Dans son petit atelier de cordonnerie à Kimpese, un village situé à 220 km au sud-ouest de Kinshasa, Martin*, 36 ans, se souvient comme si c'était hier de cette plaque indolore qui est apparue sur sa jambe droite, il y a 18 ans. C'était le début d'un périple qui a complètement bouleversé sa vie et lui a laissé une marque à vie. À l'époque, le jeune adolescent ne se doutait pas que cette petite plaque sur la peau pourrait le rendre handicapé. « Au départ, mes parents et moi, nous ne nous sommes pas inquiétés car je ne ressentais rien de grave. Nous pensions même que cette plaque allait disparaître aussi vite qu'elle était apparue », se remémore-t-il. Mais, son état s'était dégradé et les premiers traitements administrés dans un centre de santé de sa localité n'ont eu aucun effet. « La plaque a envahi toute ma jambe et la maladie s'est attaquée à ma peau et à mes os », ajoute Martin. « Ça devenait de plus en plus insupportable et de nombreuses personnes dans mon entourage pensaient qu'on m'avait jeté un sort. Et j'y croyais aussi. » Martin était victime d'un ulcère de Buruli. En langue kikongo en République démocratique du Congo, cette affection est appelée « mbasu », ce qui signifie « mauvais sort ». L'ulcère de Buruli est la troisième mycobactériose touchant l'homme, après la lèpre et la tuberculose, et se manifeste souvent d'abord par un nodule indolore avant que n'apparaisse une plaque ou un œdème diffus et indolore sur les jambes, les bras ou le visage. La maladie peut progresser sans douleur ou fièvre, mais en l'absence de traitement, ou parfois au cours de l'antibiothérapie, le nodule, la plaque ou l'œdème s'ulcère en quatre semaines. Il arrive que l'os soit touché, ce qui entraîne des déformations. Cette maladie tropicale négligée est endémique en République démocratique du Congo, notamment dans le Kongo central, le Maniema, le Maï-Ndombe, le Kwilu et le Kwango, avec en moyenne 50 cas enregistrés chaque année. L'Hôpital général de référence (HGR) de l'Institut médical évangélique (IME) de Kimpese est connu pour être le seul du pays dédié uniquement à la prise charge des cas d'ulcère de Buruli, depuis sa mise en place en 1999. « Notre but est de contribuer à la réduction de la morbidité et des incapacités liées à cette maladie », rappelle le Dr Delphin Phanzu, médecin et coordonnateur du Projet de lutte contre l'ulcère de Buruli. C'est lors du passage d'une équipe du projet dans son village que Martin a pu être proprement diagnostiqué, après cinq ans d'errance médicale. Lui et sa famille n'avait jamais entendu parlé de l'ulcère de Buruli auparavant. « La lutte contre cette maladie invalidante a beaucoup évolué », rassure le Dr Théophile Luzaïsu, Directeur Général de l'hôpital. « Pendant des années, nous avons mis un accent particulier sur la formation du personnel, le prélèvement en communauté, la sensibilisation des populations et l'amélioration continue de la prise en charge », souligne-t-il. Le nombre de cas, venant des différentes zones endémiques du pays, admis en hospitalisation dans cet hôpital a considérablement baissé, passant de plus de 64 cas dans les années 2000 à 2010 à seulement 5 cas répertoriés en 2022. Par ailleurs, le prélèvement en communauté a permis de détecter la maladie précocément : au début des années 2000, 95 % des malades admis l'étaient au stade le plus avancé de la maladie avec une durée moyenne d'hospitalisation de 89 jours. « Aujourd'hui la durée moyenne d'hospitalisation est de moins de 60 jours », se réjouit Dr Luzaïsu. « Les patients arrivent maintenant très tôt dans notre structure. » Le traitement recommandé actuellement consiste en une association d'antibiotiques couplée à soins complémentaires dans les cas d'ulcération. Des recherches en cours explorent prioritairement des pistes permettant de raccourcir la durée du traitement à 8 semaines. Face au poids des fausses croyances et des préjugés liés à l'ulcère de Buruli, la prise en charge médicale est soutenue par un accompagnement psychosocial. L'infirmière Lucie Lutiaku travaille dans ce centre depuis 2014 et a été plusieurs fois formée, avec l'appui de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de ses partenaires tels que American Leprosy Missions (ALM). « Toutes ces formations et directives sur le traitement et la prise en charge de l'ulcère de Buruli expliquent ces résultats positifs », affirme-t-elle. « Lorsque nous recevons des cas à l'hôpital, en plus des soins, notre rôle est aussi de rassurer le malade et l'aider à reprendre confiance. Nous mettons aussi à contribution les proches des malades pour les soutenir et les encourager tout au long du processus de traitement. » L'Hôpital général de référence contre l'ulcère de Buruli de Kimpese s'illustre aussi dans la prévention. Il a développé des outils de sensibilisation à l'instar des boîtes à images. Des émissions radio-télévisées, des dialogues communautaires et des campagnes de sensibilisation sont régulièrement organisés afin d'éduquer la population au dépistage précoce gage d'une victoire sur la maladie. Dès l'apparition des premiers symptômes, notamment un nodule, une plaque ou un œdème indolore des jambes, des bras ou du visage, le premier réflexe recommandé est de se rendre immédiatement dans une structure sanitaire. Dans l'accompagnement pour la détection rapide, l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) appuie les différentes initiatives dans l'analyse des échantillons prélevés en communauté dont les résultats sont disponibles sous 72 heures. Ainsi en 2022, plus de 288 échantillons ont été reçus et analysés permettant ainsi de confirmer 75 cas positifs à la PCR qui ont été pris en charge aussitôt. L'OMS appuie le pays dans cette lutte en mettant à sa disposition des médicaments pour la prise en charge. « Depuis plusieurs années, nous sommes aux cotés de la RDC pour l'élaboration et la mise en œuvre des orientations clés afin d'assurer aux patients une thérapie appropriée pour qu'ils retrouvent une vie normale », a déclaré le Dr Amédée Prosper Djiguimdé, Chargé de bureau de l'OMS en République démocratique du Congo. Traité à l'Hôpital général de référence de Kimpese pour une lésion ulcérée au membre inférieur droit, Martin est sorti guéri après deux mois d'hospitalisation, mais il se déplace désormais avec des béquilles. Il a néanmoins repris goût à la vie. « Désormais, je passe le message autour de moi, car cela peut sauver des vies ». Pour plus d'informations : https://www.afro.who.int/fr/countries/democratic-republic-of-congo/news/en-republique-democratique-du-congo-un-hopital-traque-lulcere-de-buruli